Procédures de suivi
A/52/34/Annexe I
(Approuvé par l'Assemblée générale des Nations Unies, résolution
54/16 du 29 octobre 1999)
POUR UN SYSTÈME PLUS EFFICACE
DE SUIVI DES RAPPORTS DU CORPS COMMUN D'INSPECTION
A. Introduction[▲haut]
1. La valeur d'un rapport du CCI dépend
de l'efficacité de son suivi. Un suivi efficace suppose a) l'examen
rigoureux du rapport par les organes délibérants des organisations
participantes, assorti d'observations précises présentées dans les
délais voulus par leurs secrétariats respectifs, et b)
l'application dans les plus brefs délais des recommandations du
rapport qui ont été approuvées, assortie d'un exposé circonstancié
des mesures de mise en oeuvre prises et d'une analyse des résultats
obtenus.
2. Le système proposé se fonde sur le statut du CCI, qui
a été approuvé par l'ensemble des organisations participantes, et
sur la résolution 50/233 de l'Assemblée générale, en date du 7
juin 1996, y compris les résolutions antérieures pertinentes qui y
sont réaffirmées.
B. Conditions nécessaires à un suivi efficace[▲haut]
3. Dans sa résolution 50/233, l'Assemblée
générale a souligné que les États Membres, le Corps commun et les
secrétariats des organisations participantes avaient conjointement
la responsabilité de faire en sorte que les travaux du Corps commun
aient un impact sur le rapport coût/efficacité des activités du
système des Nations Unies.
Le Corps commun d'inspection
4. Pour que les organes délibérants des organisations
participantes puissent examiner en détail les rapports du CCI et en
tirer parti, conformément au paragraphe 13 de la résolution 50/233
de l'Assemblée générale, les recommandations formulées dans ces
rapports doivent a) être conçues pour remédier à des
insuffisances bien définies, et être assorties de mesures concrètes
et pragmatiques visant à résoudre les problèmes les plus
importants; b) être convaincantes et solidement étayées par les
faits et l'analyse présentés dans le rapport; c) être réalistes
du point de vue des ressources et des moyens techniques nécessaires;
d) être efficaces par rapport aux coûts; et e) être précises en
ce qui concerne les mesures à prendre et les responsables chargés
d'y donner suite, de manière qu'il soit possible de se rendre compte
clairement si ces mesures ont été appliquées et quels sont les résultats
obtenus.
5. Le Corps commun est invité à soumettre ses rapports
aux chefs de secrétariat des organisations participantes bien avant
les sessions de leurs organes délibérants afin que ceux-ci puissent
les examiner en détail et en tirer parti lors de leur session.
Les chefs de secrétariat des
organisations participantes
6. Dès réception des rapports, les chefs de secrétariat
intéressés en font immédiatement distribuer des exemplaires,
accompagnés ou non de leurs observations, aux États membres de leur
organisation, ainsi qu'il est prévu au paragraphe 4 c) de l'article
11 du statut du Corps commun.
7. Les chefs de secrétariat doivent veiller à ce que le
rapport, accompagné de leurs observations, soit soumis aux organes délibérants
dans les délais définis aux paragraphes 4 d) et e) de l'article 11
du statut du CCI, à savoir, lorsqu'un rapport ne concerne qu'une
seule organisation, dans un délai de trois mois au plus après la réception
du rapport, à l'organe compétent de ladite organisation pour que
ledit organe les examine à sa prochaine session et, lorsqu'un
rapport concerne deux ou plusieurs organisations, dans un délai de
six mois au plus après la réception du rapport, pour que lesdits
organes les examinent à leur prochaine session.
8. Les chefs de secrétariat, en plus de faire en sorte
que leurs observations sur les rapports soient présentées dans les
délais voulus, doivent aussi veiller à ce que ces observations répondent
concrètement aux recommandations faites dans lesdits rapports et
soient solidement étayées.
9. Comme l'Assemblée générale le demande au paragraphe
4 de sa résolution 50/233, les chefs de secrétariat doivent prendre
les mesures voulues pour que les rapports thématiques du Corps
commun figurent sous les points pertinents de l'ordre du jour des
organes délibérants appropriés des organisations participantes.
10. Les chefs de secrétariat doivent aider les organes délibérants
à planifier leur programme de travail de manière à ce que
suffisamment de temps puisse être consacré à l'examen rigoureux
des rapports du Corps commun.
Les organes délibérants
11. Avec l'aide des chefs de secrétariat, les organes délibérants
doivent planifier leur programme de travail de manière à pouvoir
consacrer suffisamment de temps à l'examen rigoureux des rapports du
Corps commun.
12. Les organes délibérants doivent prendre des mesures concrètes
pour appliquer chacune des recommandations formulées dans le rapport
pertinent du Corps commun, comme les y invite le paragraphe 8 de la résolution
50/233 de l'Assemblée générale, sans se contenter de prendre
simplement acte du rapport dans son ensemble. Il s'agit là d'une
condition nécessaire pour que les rapports du Corps commun aient un
impact, étant donné le paragraphe 5 de l'article 5 du statut du
CCI, qui stipule que les inspecteurs du Corps commun peuvent faire
les recommandations qu'ils jugent nécessaires mais n'ont pas de
pouvoir de décision.
C. Procédure de suivi[▲haut]
13. La procédure à adopter pour assurer un
suivi efficace consiste à se tenir au courant et à rendre compte a)
des mesures prises pour que les rapports du Corps commun, une fois
publiés, fassent l'objet d'un examen rigoureux; et b) des mesures
prises pour appliquer les recommandations approuvées ou acceptées
et déterminer leur incidence.
Examen des rapports du Corps
commun
14. Le Corps commun mettra en place un mécanisme systématique
grâce auquel il puisse se tenir au courant de chacune des mesures
prises en vue de l'examen de tel ou tel rapport par les organes délibérants,
y compris des mesures prises par les chefs de secrétariat, conformément
aux dispositions du paragraphe 4 de l'article 11 du statut du Corps
commun. Ce mécanisme sera actualisé de manière à rendre compte de
chaque nouvelle mesure prise, et des rapports présentés sous forme
de tableaux seront publiés chaque trimestre à l'intention des États
Membres. Ces tableaux continuellement mis à jour pourront aussi être
consultés en ligne.
15. Lorsque les tableaux indiqueront que les délais fixés à
l'article 11 du statut du Corps commun n'ont pas été respectés,
des rappels seront adressés, en premier lieu aux centres de liaison
du Corps commun auprès des organisations, puis aux chefs de secrétariat
si les retards n'ont pas été comblés, avec copie adressée aux présidents
des organes délibérants. L'envoi de ces rappels sera consigné dans
les tableaux.
16. Le rapport annuel du Corps commun indiquera s'il y a eu des
problèmes qui ont entravé l'examen rigoureux des rapports par les
organes délibérants.
Application des
recommandations approuvées ou acceptées
17. Une fois qu'un rapport aura été examiné par les organes délibérants
et que des décisions auront été prises concernant le rapport dans
son ensemble et certaines des recommandations qui y sont formulées,
les chefs de secrétariat veilleront à ce que les recommandations
approuvées ou acceptées soient appliquées dans les plus brefs délais
(voir par. 19 ci-dessous) et à ce que les mesures prises fassent
l'objet d'un compte rendu détaillé aux organes délibérants. Le
Corps commun contrôlera les mesures qui auront été prises.
18. Les recommandations acceptées par les chefs de secrétariat
des organisations, même si les organes délibérants n'ont pris
aucune décision à leur sujet, doivent faire l'objet de mesures de
suivi et être appliquées.
19. À l'issue des sessions des organes délibérants, les chefs
de secrétariat des organisations participantes enverront au Corps
commun une liste des rapports du CCI examinés durant ces sessions et
indiqueront les recommandations de chacun des rapports qui auront été
approuvées, y compris, avec une note explicative, celles dont les
organisations estiment qu'elles ont déjà été appliquées.
20. Les chefs de secrétariat des organisations participantes établiront,
suivant un mode de présentation mis au point par le Corps commun, un
tableau pour chaque rapport examiné à une session d'un organe délibérant,
sur lequel seront indiqués:
- La recommandation;
- Le service chargé de l'application;
- Le responsable chargé de l'application;
- Le calendrier d'application;
- Les premiers effets de l'application.
21. Une fois rempli, le tableau sera envoyé au
Corps commun et au bureau des organes délibérants.
22. Les chefs de secrétariat présenteront à leurs organes délibérants
respectifs des rapports sur l'application des recommandations du CCI
et sur leur incidence, conformément au calendrier des sessions
desdits organes, avec copie adressée au CCI suffisamment à l'avance
pour lui permettre de formuler les observations qu'il jugera appropriées.
23. Conformément à l'article 12 du statut du Corps commun, les
organes délibérants devront procéder à une vérification systématique
de l'application des recommandations approuvées et demander au Corps
commun de publier, si besoin est, des rapports complémentaires.
24. Le Corps commun présentera dans son rapport annuel des
informations et une analyse concernant l'application de ses
recommandations et leur incidence. Il indiquera à cette occasion si
les calendriers d'application des recommandations ont été respectés.
Il fera également le point du suivi des différentes recommandations
(aucune mesure prise à ce jour, mesures en cours d'application,
mesures menées à bien, ou aucune mesure prévue).
25. Les organes délibérants examineront ces rapports et
donneront les directives appropriées aux chefs de secrétariat et au
Corps commun d'Inspection.
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